Mesure de la qualité de l’air obligatoire dans les écoles

Dans peu de temps, les élèves retrouveront leurs salles de classe pour la rentrée scolaire. C’est dans cet intérieur qu’ils passeront environ 40% de leur temps. L’état, conscient de l’enjeu sanitaire de la qualité de l’air intérieur a pris des mesures pour protéger notre jeunesse des risques de la pollution de l’air intérieur. En effet, les enfants sont les plus impactés par l’air qu’ils respirent du fait de leur système respiratoire encore fragile. La règlementation oblige depuis 2018 les crèches, maternelles, écoles élémentaires et depuis 2020 les établissements du secondaire, à prendre des mesures concernant la qualité de l’air intérieur.

Une mesure de la qualité de l’air par un organisme certifié

Les établissements doivent, soit mettre en place des actions qui garantissent la bonne qualité de l’air intérieur, soit faire réaliser une mesure de la pollution de l’air intérieur des bâtiments par un organisme accrédité COFRAC.  Les principaux polluants de l’air qu’on peut trouver dans les établissements scolaires sont le benzène, le formaldéhyde, le dioxyde de carbone. Mais selon la zone où se trouve l’établissement il est possible d’avoir des concentrations importantes de radon, un gaz radioactif présent naturellement dans le sol mais qui peut s’accumuler dans l’air intérieur. L’établissement doit faire réaliser 2 campagnes de mesure des polluants présents dans l’air intérieur, une en été et une en hiver.

Protéger des risques potentiels liés à l’air intérieur  

Les formaldéhydes ou le benzène sont des irritants des voies respiratoires et sont classés dans les cancérogènes certains par le Centre International de Recherche sur le Cancer. Ces molécules qui font partie de la grande famille des COV Composés Organiques Volatils, peu recommandable sur le plan de la santé, ont plus de risque de se trouver dans l’air intérieur d’une école que dans celui d’une habitation. La concentration de mobiliers fréquemment en aggloméré de bois, les activités polluantes, un large usage dans les établissements scolaires de nettoyants ménagers expliquent ce phénomène.  Il faut prendre en compte également que la présence permanente d’une trentaine d’élèves dans une pièce souvent mal ventilée fait grimper le taux d’humidité favorisant le développement de moisissures, acariens… Autant d’éléments qui peuvent entraîner, surtout chez les enfants, l’apparition d’allergies, de maladies respiratoires, d’asthme. S'il est essentiel d'habiter une maison saine, il est aussi important d'aller dans un établissement scolaire dont la qualité de l'air intérieur est sans risque.

Quelles actions en cas de pollution de l’air intérieur ?

Si le diagnostic de la qualité de l’air intérieur montre des concentrations de polluants à des valeurs dépassant celles autorisées, l’établissement se doit de faire réaliser un audit externe pour identifier les causes de cette pollution de l’air intérieur. Il doit surtout mettre en œuvre les actions correctrices préconisées par cet audit.

 

A noter qu’une étude menée sur 300 établissements en 2009 a démontré que 27% des établissements ont des salles avec des problèmes de ventilation insuffisante et que dans 11%, des sources de formaldéhyde et de benzène détectées par le diagnostic de la qualité de l’air intérieur devaient être recherchées.

 

Sachez que chaque établissement doit afficher les résultats du diagnostic de la qualité de l’air intérieur. Vous pourrez donc savoir si vos enfants peuvent respirer sans risque pour leur santé à l’école.