Mérule : un danger pour la maison

La mérule (lat. Serpula lacrimans) est un champignon lignivore, qui se nourrit de la cellulose du bois. Surnommé « lèpre des maisons », ce champignon représente un vrai fléau pour les charpentes et les structures boisées, mais aussi pour la maçonnerie, le mobilier ou les biens à base de cellulose ou de fibres végétales. L’humidité des maisons - associée à l'obscurité et à une mauvaise ventilation - crée des conditions propices à la propagation de la mérule. Ses lieux de prédilection : les maisons anciennes ou les résidences secondaires (inoccupées et non ventilées pendant de longues périodes).

Ce phénomène comporte des risques pour la santé. Consultez notre guide conseil sur les risques sur la santé liés à l'humidité dans la maison.

 

Surface atteinte par la méruleNon traitée, la mérule se développe à grande vitesse : jusqu'à 12 cm par semaine dans un milieu propice. Plus l’atmosphère de vos pièces est confinée, plus le champignon grandit rapidement. Charpentes et boiseries (escaliers, plinthes, plafonds, planchers, cloisons et autres structures ou revêtements en bois) sont les premiers points touchés, mais le champignon peut facilement se propager à travers les maçonneries, toucher biens ou mobilier, et même atteindre les bâtiments mitoyens. Moins connue que le salpêtre par le grand public, la mérule est pourtant bien plus dangereuse...

 

Comment identifier la mérule ?

Présente dans une cinquantaine de départements en France, la mérule doit être identifiée rapidement pour éviter sa propagation de maisons en maisons. En effet, le champignon dégageant des spores qui évoluent dans l’air, le risque de contamination est très élevé. Mais quels sont les signes révélateurs du problème ?

 

Pour reconnaître et identifier la mérule, il faut comprendre son développement. Celui-ci comporte deux phases distinctes : la formation végétative et la phase de reproduction.

 

1/ Formation végétative : dans cette phase, la mérule est identifiable par sa forme caractéristique, une masse cotonneuse blanche jaunâtre. Son épaisseur est comprise entre 5 et 50 mm.

 

2/ Phase de reproduction : c’est en contact avec la lumière que le champignon passe en phase de reproduction. Il prend alors un aspect crépu et consistant, de couleur brun-rouille parfois brodé de blanc. Il commence à ce stade la production des spores qui se dispersent dans l’air et se propagent aux autres surfaces boisées de l’habitation.

 

L’autre signe distinctif de la mérule est olfactif : son développement s’accompagne d'une forte odeur de champignon et d’humidité.

 

Les risques et les dangers encourus

Surnommée « champignon des maisons » ou » champignon de pourriture », la mérule engendre des dégâts considérables dans la structure ligneuse de votre logement : poutres et plinthes, escaliers et planchers, cloisons et fenêtres ou portes en bois. Elle pénètre et humidifie la structure fibreuse du bois, puis la « ronge » et la fragmente en cubes jusqu'à ce qu'elle devienne cassante et se transforme en poussière. En réalité, elle se nourrit de la cellulose du bois et réduit celle-ci en sucre simple (glucose).

 

Le résultat ? Effondrement d’un plancher, fragilisation du bâti, effritement des poutres et éléments boisés… Mais aussi problèmes de santé ! En effet, le champignon est la cause de nombreux problèmes respiratoires - tels qu’asthme, bronchites et sinusites, otites, etc. - ou d’allergies contraignantes.

 

Comment l'éradiquer définitivement ?

Un traitement efficace commence par l'identification des facteurs qui favorisent l'apparition du champignon. Les techniciens experts MURPROTEC vous rendent visite afin d'établir un diagnostic précis de votre problème d'humidité. Une fois la source du problème découverte, vous pouvez bénéficier de solutions professionnelles et technologies en matière de traitement anti-humidité !

 

Attention aux idées reçues ! La mérule est un problème très sérieux pour le bâti : l’ignorer ou tenter de la traiter avec des solutions glanées auprès de vos proches peut aggraver le problème plutôt que le régler.

 

  • N’essayez pas de « désinfecter » les zones contaminées avec de l’eau de javel. L’effet obtenu est inverse : son développement n’en serait qu’accéléré ;
  • Ne grattez pas les zones occupées par le champignon : vous ne ferez que répandre les spores dans votre habitat ;
  • Faites appel à un professionnel du traitement de l’humidité.

 

Liens utiles :

 

Consultez le guide Prévention et lutte contre les mérules dans l’habitat du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

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